Comment j’ai découvert le Yoga…

L’Ayurvéda, complément du Yoga

J’ai quitté Paris lors du premier confinement de 2020 et mon activité est maintenant centrée sur la Bretagne. Vous trouverez les diverses activités de mon programme à la page Yoga, Ayurveda : mes propositions

C’était à l’Université. J’étais dans une mauvaise passe : « No future ». Malgré le rapport Meadows et les annonces du Club de Rome, la croissance économique à tout va fonçait droit dans le mur… et cela me désespérait. Un peu désabusée, j’ai essayé au hasard le cours de Yoga : le prof était souriant. Deux mois après, l’habitude de fumer m’avait quittée, de grandes inspirations remplaçant avantageusement le geste de tirer sur la cigarette… J’apprendrai plus tard comment l’interaction entre les systèmes nerveux sympathique et parasympathique dysfonctionne sous l’action du stress et comment la respiration profonde la répare. La pratique du Yoga semblait abordable et ses résultats puissants : je suis devenue assidue.

Comment j’ai découvert le Yoga…

Au fil des années, les progrès m’apparaitront après coup : « Tiens, avant, dans telle situation, j’aurais stressé – ou j’aurais eu mal au dos – ou… » Ce sont des constations douces et réconfortantes. Le travail sur soi est enclenché. Aujourd’hui, je m’applique à vivre les progrès de prise de conscience avec gratitude… même si l’impatience me prend encore parfois !

J’ai eu tant de progrès à faire dans les deux dimensions corps & esprit ! J’ai enchainé les cours de Yoga hebdomadaires et les stages, silencieusement et dans mon coin. Ma particularité : je n’arrivais pas à parler en français autrement que d’une voix aigüe et nasillarde alors qu’en anglais, j’étais bavarde et détendue. J’adorais mes étés en Angleterre… Peu à peu, en sortant du cours de Yoga, je constatais que ma voix s’était posée, ma gorge détendue. Ah ! les mystères de la psyché !… Mon levier intérieur est une ténacité qui a probablement à voir avec ses racines celtes (?)

Un beau jour, Nil Hahoutof, mon premier professeur, est venu me voir lors d’un stage :

  • « Brigitte, il serait peut-être temps que vous vous intéressiez à l’Ecole de Yoga…
  • Mais, vous voyez bien que je rencontre encore beaucoup de difficultés, sur le tapis …
  • Justement ! »

Et c’est ainsi qu’après huit années de pratique assidue, j’ai rejoint la FNEY (Fédération Nationale des Enseignants de Yoga) où j’ai obtenu mon diplôme initial de professeure de Hatha Yoga. J’y ai notamment rencontré

  • Blandine Calais Germain et je me suis passionnée pour la Physiologie Dynamique : il est tellement important de pouvoir adapter l’enseignement du Yoga aux capacités de l’élève, de respecter ses limites pour mieux les dépasser… au fil du temps.
  • La diversité des enseignants, tant en pratique de Yoga qu’en philosophie ont posé des bases que j’ai ensuite pu approfondir en formation continue.

Je continue de me former. Me sentir apprenante est nécessaire à mon équilibre d’enseignante.

Walter THIRAK RUTA (formé par le Maître indien Sri Satchitananda Yogi) dont l’école de Yoga est située à Vintimille : Pramiti.

Schuyler GRANT, découverte pendant le confinement COVID, me permet d’approfondir une proposition à mi chemin entre Iyengar & Vinyassa.

Comment l’ayurveda est venu compléter l’enseignement de Yoga

  • Après une formation initiale à l’IEEV (Institut Européen d’Etudes Védiques) en bilans ayurvédiques & massages,
  • je suis allée me perfectionner en Inde auprès du Dr Krishnakumar (Kérala). Avec sa supervision, j’ai travaillé à l’adaptation du système ayurvédique à notre environnement européen grâce à l’ethnobotanique.
  • Enfin, je suis allée chercher d’autres perfectionnements auprès de Deepak Chopra, dans son institut californien.
  • J’appartiens à l’Association Ayurveda En France.

L’Ayurveda est un système de santé ancestral ET qui a conservé sa cohérence globale au fil du temps, ce qui en fait son intérêt validé par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé). Cependant, nous n’habitons pas sous les tropiques et notre latitude impose une grande variation circadienne entre les solstices et les équinoxes : d’où un régime de saisons particulier,… modifié en plus par le dérèglement climatique… Ces observations peuvent être intégrées dans le système de l’Ayurveda mais il est important de donner la priorité aux plantes locales pour nous alimenter et nous soigner.

« La seule chose que l’on peut exagérer, c’est la modération » disait Hildegarde de Bingen . J’ai cette devise en tête dans ma pratique de thérapeute, proposition para-médicale avant tout : soutenir et accompagner la personne face à sa maladie. Le Yoga et l’Ayurveda sont avant tout un art de vivre.