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Ayurveda et saisonnalité

Les saisons de notre hémisphère, sont ce qui nous différencie le plus du sous- continent indien, du Kerala. C’est un des motifs pour adapter ce magnifique système de santé resté cohérent au long des siècles, avec les besoins de notre mode moderne, ici et maintenant.

L’automne, spleen et stress : le dosha Vata domine

L’automne est la saison du vent, des tempêtes. Ce mouvement est la signature de Vata : un froid sec, changeant. A force, par manque d’ancrage, Vata conduit à l’anxiété. Il en est de même du stress qui a des effets anxiogènes quand il conduit à une « sortie de route » mentale, lorsque le stress nous fait sortir de nos gonds, qu’il dépasse les effets bénéfiques de la simple émulation.

L’automne, c’est aussi la saison de fortes pluies qui sont la signature de Kapha : un froid humide que l’on retrouvera aussi au printemps. En novembre, la pluie qui n’est pas arrêtée par la végétation va remplir les nappes phréatiques. Lorsque Kapha devient trop important, il apporte une forme d’inertie. On a tendance alors à se morfondre.

Ces deux signatures se retrouvent dans le phénomène du spleen : anxiété et inertie. Loin d’être réservé aux poètes, le spleen nous accable lorsque les jours raccourcissent, que toute la nature se met au repos et que la consolation de la beauté des couleurs des feuilles des arbres ne nous suffit pas à accepter cette saison du « mourir pour renaître ».

Cette année, le confinement nous apporte encore plus d’épreuves mentales et voici quelques modalités pour nous aider à maintenir notre bonne forme jusqu’au moment de ressusciter, au printemps prochain : en gérant au mieux notre stress.

« D.EC.R.EP.E.E »: Quelques points de repères pour gérer le stress ou le tenir à distance :

Cette liste est proposée par Deepak Chopra et Rudolph E. Tanzi dans The Healing Self – ici traduite et résumée

D : Se Détacher

de la source du stress lorsqu’il devient envahissant. Prendre du recul de manière à se protéger de la croyance que tout notre être est engagé dans ce tunnel stressant.

ÊC : être centré

Plus nous serons entraînées à la respiration consciente, plus nous serons capables de nous « rebrancher » sur notre respiration et de nous détacher de l’emprise du stress.

R : rester active

Le retour au corps, faire bouger le corps, astuce excellente pour maintenir le stress à distance. Sortir faire le tour du pâté de maison ou du parc voisin : une excellente opportunité pour « dégonfler » le ballon de baudruche d’un stress qui nous a envahies : pour le remettre à de plus justes proportions.

EP : être positive

Rester positive vis à vis de soi-même, c’est satisfaire à la première injonction des Yamas (ahimsa = compassion, non-violence) mais c’est aussi se faire plaisir, s’apporter de la reconnaissance de la joie.

E : support émotionnel

Parler de ses émotions : à un-e amie voire même à un-e thérapeute si nécessaire. Evoquer oralement ses émotions à une personne de confiance est en effet un moyen reconnu d’apaiser son état émotionnel.

E : Echapper

Echapper si l’on doit. La fuite est un excellent moyen de se protéger, c’est sûr. Cependant, nous reculons parfois devant cette option pour des raisons d’éducation, de culture, de confiance en soi-même. Pourtant, si l’on y réfléchit à froid, il nous semble normal d’éviter les personnes toxiques à notre égard, voire même les personnes qui entretiennent des ragots, etc.

à suivre :

– Le printemps, la saison reine pour Kapha

– L’été, la saison où Pitta est aux commandes