A woman and man enjoy a winter fat bike ride in Banff National Park, Alberta, Canada.

Dès le solstice d’hiver, le printemps est latent quoique invisible encore : la nature se réveille lentement du repos de l’hiver, les journées se rallongent, quelques journées plus chaudes jouent les préliminaires de la renaissance du végétal. Cette énergie appartient à Kapha. C’est la période de la remontée de la sève. C’est aussi la période des refroidissements (le haut du corps est une région qui correspond à Kapha). Dans la logique ayurvédique, les rhumes s’expliquent par la fonte du mucus emmagasiné pendant les journées froides et pluvieuses avec la nourriture trop riche et grasse, les fromages notamment.

Le jeûne traditionnel du printemps, le carême, permet de détoxifier l’organisme des surcharges de l’hiver. Il offre également l’occasion de libérer le mental de pesanteurs émotives. Il est à moduler selon le type dominant (dosha) et en tenant compte du contexte de vie de la personne. Un jeûne trop agressif peut contrecarrer le bon fonctionnement du métabolisme et rendre plus présentes des émotions négatives qu’il conviendrait plutôt d’abandonner, notamment pour les personnes de type Vata (soit, par la constitution ; soit, par le stress du moment)… « La seule chose que l’on peut exagérer, c’est la modération », n’est-ce pas ? (Hildegarde de Bilgen).

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Pour maintenir Kapha dans ses limites, deux propositions :

  • Les saveurs des aliments de la période et la manière de les combiner :

On recherchera la saveur amère (détoxifiante) caractéristique des endives, de la salade cuite mais présente aussi dans tous les légumes verts. La saveur astringente (drainante) lui sera associée avec efficacité. On retrouvera ces deux saveurs dans les légumes disponibles à cette saison : les poireaux, le céleri boule ou rave, les fruits secs (noix, noisettes, amandes) et les légumineuses (lentilles, haricots). Puis les asperges, le pissenlit et les petits pois. La saveur douce reste d’actualité avec les céréales et amylacées (riz, pâtes, pommes de terre) mais aussi les fruits frais (pommes avec d’autres saveurs selon les variétés) et les fruits secs (raisins, figues).

  • Pratiquer de l’exercice physique aérobique :

La tendance à l’inertie et à la déprime saisonnière résulte aussi du manque d’exercice. Allons marcher dans la nature, faire du jogging, pour développer les endorphines qui nous apportent un regain d’énergie et d’enthousiasme. C’est la bonne saison, aussi, pour se donner des défis dans l’entraînement aux salutations au soleil et à toutes les formes de dépense physique aérobique pouvant se pratiquer à l’intérieur, en particulier les jours d’intempéries.

Rappelons-nous que nos amis Kapha aiment revenir de faire de l’exercice mais qu’ils ont du mal à y partir ; par contre, les inviter à nous accompagner pour une grande ballade les comblera de joie : ne les en privons pas !